Taiwan avec un grand T
(Ne soyez pas surpris par cet article, je pensais l’avoir déjà publié)
Pour cet article, je vais énumérer (et détailler pour certains), toutes les choses qui font que Taiwan, c’est Taiwan avec un grand « T »
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L’endroit où je vois le plus de différences est incontestablement le lycée.
Dès le premier jour, dès le premier pas posé à l’intérieur de l’établissement, plusieurs choses m’étonnaient et me rappelaient que la France était à 10 000 km : le port de l’uniforme, les haies d’honneur, les militaires, etc.
Comme plusieurs articles ont déjà été consacrés au lycée et à ses mystères, je vais passer l’école. http://claireataipei.overblog.com/le-lycee
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Je vais maintenant parler de l’objet le plus marquant. On en trouve en France, ce qui fait que dès que j’en verrai, j’aurai une pensée émue pour Taiwan. Pour nous, c’est un objet banal, sans aucun intérêt, dégoutant. Ça finit par « belle » mais ne l’est pas, c’est bien entendu … la poubelle !
Alors, qu’est-ce qu’une poubelle taiwanaise ? C’est une poubelle très rare, toujours pleine. Promenez-vous dans Taipei, capital d’un pays civilisé ; essayez de trouver une poubelle. Il n’y en a quasiment pas. On ne peut en trouver qu’aux les arrêts de bus _ et encore ! (peut-être un sur trois !) Ce n’est certes pas une mission impossible de jeter quelque chose mais du moins, c’est très difficile.
Mon premier frère d’accueil m’avait expliqué que si on voulait jeter quelque chose, il fallait poser sur un vélo. Je ne sais pas si c’est la philosophie de beaucoup de taiwanais car je ne fais pas vraiment attention aux ordures qu’ils tiennent dans leurs mains. Chose surprenante, Taipei n’est pas si sale, beaucoup de personnes sont employées à balayer les rues.
Ce qui m’a le plus marqué, c’est le soir du Nouvel An, à côté de Taipei 101. Je m’étais acheté une brique de thé au lait et je n’ai pas trouvé une seule poubelle ! Ils n’avaient même pas rajouté des poubelles pour cette occasion malgré le nombre de personnes ! J’ai dû aller dans une bijouterie pour jeter ma brique. Heureusement, le bijoutier a accepté. Certes, même si en France les rues ne sont pas toujours très propres, au moins avons-nous des poubelles pour les citoyens respectueux de l’environnement. Ici, personne ne peut faire l’effort de jeter à la poubelle …
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Et parce qu’avec les poubelles ce n’est pas fini, laissez-moi vous parler des camions poubelles. Ils sont très originaux. En effet, ils émettent de la musique qui diffèrent selon les quartiers. La raison ? Les taiwanais gardent leurs poubelles chez eux et doivent attendre l’arrivée des éboueurs pour se débarrasser des déchets. Ils lancent eux-mêmes leurs sacs dans le camion.
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Comme objets insolites, laissez-moi vous présenter le sèche vaisselle ! Si les familles taiwanaises ne possèdent pas de lave-vaisselle, elles ont néanmoins un appareil pour faire sécher. Je ne comprends pas vraiment car personnellement, je préfère utiliser une machine pour nettoyer puis essuyer moi-même, et non le contraire.
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Leurs toilettes sont aussi très spéciales. Dans les familles assez aisées, leurs trônes possèdent un tableau de bord. Grâce à divers boutons, on peut actionner un jet d’eau ; régler la puissance, la direction. Quelques fois on trouve même un sèche-fesses (les taiwanais aiment les sèche-quelque-chose). La première fois, c’est surprenant mais avec l’habitude on vient à y prendre goût. Je tiens toutefois à vous mettre en garde si vous souhaitez tester : mieux vaut connaître à l’avance le bouton pour arrêter le jet d’eau, sinon vous ne pourrez plus vous lever du trône sans risquer une inondation. Certains étudiants d’échange en ont fait les frais en restant bloqués sur les WC.
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Pour étendre le linge, il faut être un expert en la matière. Dans mes trois premières familles, elles étendent toutes le linge sur une tige de bambou à deux mètres et demi du sol. Comme c’est trop haut, il faut utiliser un bâton en bois pour accrocher les cintres. Croyez-moi, pour quelqu’un qui n’en avait jamais fait l’expérience, c’était très difficile au début.
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Restons dans le domaine du linge mais revenons à mon cas personnel. Toutes mes familles me demandaient de laver à la main mes sous-vêtements à l’aide d’une planche en bois, d’une brosse et d’un bout de savon. J’avais comme l’impression que les taiwanais s’étaient mis en tête de me faire faire le plus de ménage possible parce qu’entre l’école et les familles … ma vie se résumait à : balayer, frotter, nettoyer, étendre, récurer.
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A Taiwan, dans mes familles et dans les restaurants, lorsqu’on mange, on ne boit pas. Il arrive qu’il y ait du thé mais en général, aucune boisson. C’est un des seuls points où j’avais encore du mal. Déjà qu’il faisait chaud, alors si en plus on ne pouvait pas se désaltérer ! Et allez dans le frigo de ma famille, il n’y a pas d’eau fraîche. On avait une machine à eau chaude. Et si on voulait vraiment de l’eau froide, il fallait remplir une cruche avec l’eau du robinet (qui n’est pas potable), la faire chauffer, et laisser refroidir.
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Pendant les repas, la tenue des taiwanais parait très impolie pour les français : on rote, on recrache les os dans l’assiette, on fait du bruit en aspirant la soupe, on est affalé en deux, on coupe avec les dents.
Cela s’explique par les baguettes. Comme elles ne permettent pas de couper, on doit découper les aliments avec nos dents.
A Taiwan, roter n’est pas un problème. D’accord, il ne faut pas non plus être trop bruyant et c’est moins bien vu de la part d’une fille.
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A Taiwan, acheter quelque chose, c’est jouer à la loterie. Dans la plupart des magasins (notamment les convenients stores => magasins pratiques), est notée une série de chiffres sur le ticket de caisse. Tous les mois, il y a un numéro gagnant. Plus les chiffres sur notre reçu correspondent, plus on gagne d’argent. Cela peut sembler paradisiaque, mais il y a quand même un hic : le ticket n’est jouable que le troisième mois après avoir été édité. Et les chances de gagner sont assez faibles …
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En parlant des convenient stores, ils sont pratiques à travers de nombreux aspects : on en trouve partout, ils sont ouverts 24/24, et on trouve de tout : produits hygiéniques, nourriture, boisson, magazines, jeux vidéo, vêtements, distributeur de billets, café, fournitures scolaires. Il y a trois grandes chaînes : le 7-eleven (le plus courant), Family-Mart, et Hi-life.
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Autres magasins très courants : les échoppes de thé : Coco, Orange, 50 cents, LATTEA, Mr Wishes, etc. Vous l’aurez compris : on y trouve du thé. Il y a un grand choix et le thé est servi dans un gobelet en plastique qu’on prend à emporter (sauf chez LATTEA qui est plutôt un salon de thé pour « jeunes »). On choisit la quantité de sucre et de glace. Parmi les boissons à retenir : le célèbre « Bubble Milk Tea » _thé au lait avec des boules de tapioca_, Passionfruit QQ tea _thé saveur fruits de la passion avec de la gélatine_ .
Attention toutefois à ne pas abuser de ces boissons : elles ne sont pas alcoolisés mais très caloriques. (1 Bubble Milk Tea = 3 Big Mac => ne pas s’étonner si j’avais pris de kilos)
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Si vous êtes étrangers à Taiwan et que vous tenez dans vos mains une carte, les taiwanais qui parlent un petit peu anglais vont TOUJOURS venir vous proposer leur aide. Et si vous demandez votre chemin, ils vous accompagneront souvent jusqu’à destination, même si pour cela ils doivent s’écarter de leur itinéraire.
C’est triste de constater que c’est très rarement le cas en France. Donc s’il-vous-plaît, si vous voyez un étranger semblant perdu, accordez lui au moins deux minutes de votre temps en lui proposant de l’aider.
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Tous les feux de signalisation indiquent le temps qu’il reste avant de passer au vert ou au rouge.
Si en France, on applique la formule « le piéton est roi », ce n’est pas le cas à Taiwan. Il faut être très prudent à pied car les automobilistes taiwanais sont des fous du volant. Leurs voitures doivent avoir des pouvoirs magiques capables de transformer un homme : un taiwanais aimable, généreux se transformera en brute en se tenant dans sa voiture.
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Désolée de parler de sujets aussi crus mais cela m’a tellement surprise que je me sens obligée de vous le faire partager. Pour beaucoup de taiwanaises de 17 ans, « avoir des rapports sexuels » signifie o-bli-ga-toi-re-ment « tomber enceinte ». Je cite : « il faut donc attendre le mariage ou au moins attendre d’avoir 18 ans ». Et si jamais elles ont un petit copain et qu’elles ne sont pas à l’Université, il ne faut surtout pas que leurs parents sachent qu’elles leur font des bisous sur la bouche : « sinon papa et maman vont me tuer ».
Elles n’ont jamais entendu parler de tampons. D’ailleurs, les magasins taiwanais n’en proposent pas.
Bien entendu, comme partout, certaines filles sont plus dévergondées que d’autres. Mais dans l’ensemble, la plupart des lycéennes sont des êtres chastes, purs et innocents.
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Ceci n’est qu’une petite partie des anecdotes concernant Taiwan qui rendent ce pays si unique, si surprenant et si attachant à mes yeux.
