Ming Ming en cuisine
"je pense que mettre des dates m'imposera d'écrire plus régulièrement. Cependant, je n'annoncerai pas le thème du futur article car j'écris selon mon humeur, mes pensées et je ne voudrais pas qu'écrire devienne une corvée. C'est déjà un peu dur avec des dates limites alors je n'ose même pas imaginer si je devais m'obliger à écrire sur un sujet précis. Donc prochain article le 26 mai sur un thème encore inconnu. Quant à la suite sur le séjour de mes parents ... ce sera soit le 26 mai, soit à une autre date (lol)".
Voici encore notre Ming-Ming nationale qui s’en va vous conter une nouvelle histoire : « De nature généreuse (non, je n’ai pas mal aux chevilles), je propose tout le temps à mes familles de les aider à cuisiner. Malheur à celui qui acceptera ! Ma deuxième famille en aura fait les frais moins de deux semaines après mon arrivée chez elle.
Ce soir-là, il y avait au menu du riz mélangé avec du poisson découpé en petits morceaux, et divers légumes. Je devais préparer le poisson. Patiemment, à l’aide de mon couteau, j’ai analysé chaque parcelle pour en déceler les arrêtes. Je les ai enlèvées. J'ai accompli ma tâche admirablement, un avenir dans la cuisine me semblait promis. Après une dizaine de minutes (remarquez que je n’avais rien bâclé), j'ai donné fièrement le résultat de mon laborieux travail avec mon plus beau sourire à la grand-mère. Celle-ci, sans dire un mot, m'a pris l’assiette des mains et l'a retournée dans la poêle où se trouvait déjà le riz. Mon visage a commencé à se décomposer : j’avais laissé toutes les arêtes sur le bord de l’assiette. La minute de stupeur passée, j'ai tenté de faire comprendre à la grand-mère qu’elle avait versé les arêtes dans la poêle. Or à cette époque, je ne connaissais pas le mot « arête » en chinois. Pour lui expliquer, je lui ai dit « poisson » et me suis tapoté le bras pour évoquer les os. En vain !
Pour rattraper au maximum les dégâts, je me suis proposée pour remuer la poêle. Dès que la grand-mère avait le dos tourné, j’essayais vainement de retirer les arrêtes. Elle n’a jamais compris. Enfin si, elle a compris au moment du repas. Nous étions pour une fois les quatre (les deux grand-mères, la mère et moi) autour de la table. Au moment de manger, il y eut un silence de mort. Tout le monde retirait les arêtes de sa bouche. J’avais l’impression que leurs yeux étaient rivés sur moi. Autant dire qu’aucune d’entre nous n’a apprécié ce plat.
Depuis ma deuxième famille d’accueil ne m’a plus jamais laissé cuisiner.
Allez savoir pourquoi ?"
